300 mots de Richard Montanari

couv37052343Titre V.O : The Violet Hour

Edition : Pocket

Prix : 7€30

Pages : 415

Acheter sur Amazon

C’est ce que le rédacteur en chef de Nick Stella, journaliste criblé de dettes et en mal de reconnaissance, lui concède pour évoquer une étrange affaire. Une prostituée et son client ont été retrouvés morts. Fait divers apparemment banal, sauf que le client en question est un prêtre. Et qu’il n’est que la première victime d’un tueur particulièrement pervers.

Dans l’ombre, celui-ci observe cinq proies, prêt à faire basculer leur existence bien tranquille. L’une d’entre elles, il le sait, est responsable de la mort, vingt ans plus tôt, d’une adolescente lors d’une soirée d’Halloween. Que s’est-il passé ce soir-là ? Et laquelle des cinq personnes présentes lors du drame est coupable ? Dans ce nouveau roman à la tension permanente, Richard Montanari nous met sur la piste de deux coupables, l’un dans le passé, l’autre dans le présent. Avec une perversité digne de celle de son personnage, il nous fait entrer dans l’esprit du tueur sans jamais révéler son identité. Il est pourtant l’un des protagonistes principaux de l’enquête de Nick : au lecteur de deviner lequel avant un final qui restera dans toutes les mémoires.

Je ne peux qu’une fois de plus remercier les éditions Pocket pour cet envoi car ce livre m’a, dans l’ensemble, fait passer un super moment ! Le titre m’avais tout de suite interpellée et le résumé n’a fait que renforcer ma curiosité, me voilà donc avec ce roman entre les mains, avec une impatience folle de le démarrer.

Le livre commence sur les chapeaux de roues puisque l’on suit directement l’assassin et qu’il commence sur un meurtre. Il ne m’en fallait pas plus pour me donner envie de dévorer un thriller. Malheureusement, la première moitié du livre ne m’a autant convaincue que je ne l’aurais cru. On apprend à connaître les personnages que l’on va suivre, on attise doucement notre curiosité mais il manque vraiment quelque chose pour moi. Je n’ai pas détesté mais je décrochais très facilement et je pouvais parfois passer dix minutes entre deux chapitres à squatter mon téléphone. Elle n’est pas cependant pas si affreuse, il y a de bonnes choses à exploiter tout de même. Dans un premier temps, on change de point de vue à chaque chapitre, on suit plein de personnes à la fois, ce qui ajoute beaucoup de diversité. Que ce soit Amelia et sa fille Maddie dont la vie bascule tout doucement, Nick le journaliste qui espère tenir l’histoire de sa vie entre ses mains, des personnages secondaires qui auront un sacré rôle à jouer sans le savoir ou encore, ce que je préfère, le tueur. C’est toujours le point de vue qui me fait chavirer le cœur dans un thriller car ça permet d’ajouter encore plus de tension et de scènes parfois bien sanglantes. C’est d’ailleurs ce point de vue qui m’a vraiment aidée à avancer au début de ma lecture car je trouvais que les autres chapitres traînaient parfois en longueur malgré leur brièveté. Heureusement qu’ils sont si courts d’ailleurs car ils donnent un vrai rythme au récit. Ça m’a également aidé pour cette première moitié de l’histoire, mais c’est surtout quelque chose que j’aime énormément.

Et puis une première révélation arrive, on est à peu près à la moitié du bouquin et là, il m’est impossible de décrocher. L’auteur a pris son temps pour poser les bases, c’est le cas de le dire, mais les révélations arrivent ensuite au compte-goutte et on en veut toujours plus. Certains chapitres se finissent sur un petit cliffhanger mais le changement de point de vue permanent ne nous permet pas d’avoir les réponses tout de suite, on ne peut donc que continuer à tourner les pages pour tout comprendre. On ne part pas de suspect en suspect avec ce livre mais le voile ne se lève que petit à petit et il faut vraiment accepter de ne pas tout comprendre, de ne pas replacer tous les personnages tout de suite. Je vous avoue ne pas avoir immédiatement tout compris mais j’ai finalement décidé de ne pas trop réfléchir et finalement tout est arrivé en temps voulu, tout a été bien plus clair au fur et à mesure pour arriver à un dénouement qui m’a scotchée. Ma mâchoire a bien failli se décrocher plus d’une fois tellement je ne m’attendais pas à ce que je lisais. Je ne m’attendais absolument pas à l’identité du meurtrier mais c’est surtout les révélations qui gravitent autour, en particulier l’épilogue, qui m’ont surprise. Ce n’est pas seulement l’enquête autour du serial killer mais tout une histoire vieille de vingt ans qui ne faisait que traîner.

On est en plein dans la bonne période alors si vous voulez un livre qui arrive à vous glacer le sang, à vous tenir en haleine malgré ses défauts, pourquoi pas tenter 300 mots ? C’est un thriller qui restera dans ma mémoire longtemps car il a su augmenter la tension au fur et à mesure et malgré un début laborieux, il n’a fait qu’évoluer dans le bon sens pour finir sur une fin absolument géniale. De plus, l’auteur a fait le pari de ne pas suivre la police mais de suivre Nick, le journaliste. Je n’ai pas souvent lu de thrillers qui mettent totalement de côté l’enquête officielle pour suivre celle d’un personnage totalement en dehors du métier policier et j’ai adoré faire cette découverte, je pense que ça peut tout autant vous plaire. Richard Montanari a su attirer mon attention et je pense sincèrement que je n’en ai pas fini avec lui !

Note : 15/20

Partenariat

Partagez !

Laisser un commentaire