Captifs de Kevin Brooks

couv60517039Titre V.O : The bunker diary (Traduit par Marie Hermet)

Edition : Super 8 (Parution en mars 2014)

Prix : 18€

Pages : 329

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Linus, 16 ans, se réveille un matin sur le sol d’un sinistre bunker souterrain. Sans eau, sans nourriture… et sans la moindre explication. Manifestement, il a été kidnappé. Pour quel motif ? Et qu’attend-on de lui ? Les jours passent. D’autres détenus, n’ayant apparemment rien en commun, sont amenés par un ascenseur,. Une petite fille. Un vieil homme malade. Un toxicomane. Un autre homme, une autre femme. Capturés en pleine rue, comme lui et désormais, constamment surveillés. Incapables de comprendre ce qu’ils font en ce lieu. Bientôt, et tandis que le temps commence à perdre sa réalité, une horrible vérité se fait jour. Il ne s’agit plus de sortir – c’est manifestement impossible. Il s’agit de survivre. Ensemble. Le plus longtemps possible. En espérant obtenir une réponse à la seule question qui vaille : Pourquoi ? 

Je n’ai pas hésité longtemps avant de dire « oui » pour lire ce roman. J’aime de plus en plus les histoires que Super 8 choisit de publier et celle-là m’a vraiment fait de l’œil alors merci à eux pour cet envoi ! J’étais comme une gamine quand le livre est arrivé à la maison car j’ai très vite compris que Captifs serait un roman plein de sadisme et je dois vous dire qu’il a su finalement dépassé mes attentes, et pas qu’un peu !

Même si le rythme est plutôt  lent on se plonge très vite dans ce huit-clos pour ne plus vouloir en sortir. Le roman s’ouvre directement avec un personnage dans le bunker et c’est d’ailleurs ce personnage qui nous raconte l’histoire tout du long. C’est comme si on était en train de lire une sorte de journal de bord, ce qui donne un rythme particulier au livre. En effet, l’auteur garde un rythme assez saccadé grâce à la longueur presque à chaque fois différente des chapitres. C’est un effet que j’ai adoré car ça rend le roman un peu plus réaliste. Si vous écrivez quotidiennement, vous savez bien que l’on n’écrit pas exactement le même quota à chaque fois (enfin je parle surtout pour les journaux intimes et cie, je me doute bien qu’il faut bien plus rigoureux pour un roman ou autre).  Tout ça donne un subtil équilibre au livre car l’action ne prédomine pas mais les rebondissements arrivent toujours pile au bon moment. On commence à sentir un léger décrochage mais on a à peine le temps de le comprendre qu’il se passe quelque chose. C’est pour cet infime moment où je me disais que je commençais à m’ennuyer un peu que Captifs n’a pas été un coup de cœur. Mais hormis cela, je n’ai vraiment rien à reprocher au livre.

Ce huit-clos est sacrément addictif et comme je l’ai déjà dit, sadique. Mais je dois quand même ajouter que probablement le roman le plus sadique que j’ai lu. C’est un sentiment qui s’est très vite renforcé car on ne sait ni qui a mis en place ce projet, ni pourquoi. J’ai adoré ! Au début je pensais que l’on allait avoir un nom au moins, j’ai même pensé à plein de choses farfelues à cause de cela. A force de tourner les pages je me suis rendue compte que le but du livre n’était absolument pas de nous donner des réponses concrètes, juste de nous faire suivre la vie de six personnages retenus contre leur gré dans les plus mauvaises conditions. Il n’y a pas d’enquête ni quoi que ce soit mais on adore parce que tout d’abord nous sommes un peu psychopathes mais aussi parce que ça n’empêche pas un récit construit et des personnages que l’on aime suivre, ou pas. J’ai vraiment été absorbée dans l’histoire, ce qui rend mes réactions face aux personnages parfois très violentes et me voilà à espérer d’en voir mourir dans d’atroces souffrances et d’autres trouver la porte de sortie. Ils sont tous enfermés comme des moins que rien, leur vie a déjà pris un tournant atroce et moi, gentille Céline, je souhaite encore la mort de l’un ou de l’autre. J’ai aussi totalement adhéré à la fin. Je ne l’imaginais pas comme ça, elle s’accordait parfaitement à tout le roman. La construction des chapitres et ce qu’il se passe la rend parfaite pour ce roman. C’est aussi une fin dur, l’auteur n’a rien épargné dans son roman. C’est à la fois un choix de sa part que l’on veut contredire mais d’un autre côté c’est un coup de génie, on s’en remet vite.

Je ne dirai pas que ce livre est un livre d’horreur, mais c’est un sacré thriller. Tout ce qu’il faut dans ce genre de roman est présent, de la situation cauchemardesque jusqu’aux détails sanglants et dégoûtants. Ce roman est une autre façon d’aborder mon genre favori et ça m’a plus que plu. Il est dans la quatrième de couverture que ce livre a fait polémique et je suis contente de vous dire que ce ne sont pas des paroles en l’air pour le vendre, on comprend en le lisant ce qui a posé problème. J’ai vraiment vraiment aimé ce livre, je l’ai même dévoré en très peu de temps parce que j’y pensais énormément. Je vais encore faire un jeu de mot nul mais vous me pardonnez déjà, Captifs est captivant. Je ne sais pas comment vous faites pour continuer votre vie sans avoir lu ce roman.

Très bon

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