CLASSIQUE – Les Rougon-Macquart, livre n°1 : La Fortune Des Rougon d’Emile Zola

Edition : Livre de poche

Prix : 4€60

Pages : 442 (hors dossiers)

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Issus de la paysannerie enrichie, les Rougon portent en eux l’avidité du pouvoir et de l’argent. Une des branches de la famille, les Macquart, sera marquée par l’hérédité de l’alcoolisme, du vice et de la folie. Le coup d’Etat du 2 décembre 1851 entraîne les Rougon dans la conquête de Plassans, la capitale provençale du roman. La haine de l’empereur pousse Silvère, petit-fils de la matriarche, et Miette, sa femme, dans l’insurrection républicaine. De ces passions et de ces fureurs naîtront cent personnages, et celui, aux mille visages anonymes, de la foule et de la collectivité qui préfigure le XXe siècle.

Depuis ma lecture de Thérèse Raquin, une nouvelle obsession s’est déclarée chez moi : découvrir intégralement la saga des Rougon-Macquart et la découvrir dans l’ordre. J’ai mis du temps avant de me lancer dans cette grande aventure mais ça y est, c’est parti, le premier livre a été dévoré ! Malgré des chapitres à rallonge et un texte très dense, j’ai adoré La Fortune Des Rougon.

Entre Fiction Et Réalité

Ce qui rend ce roman si dense est le mélange entre l’histoire de Zola et les événements historiques dans lesquels elle s’ancre. L’action n’est pas ce qu’il y a de plus présent mais il y a tellement de liens à saisir, d’événements clefs à comprendre qu’on a vite une impression de trop-plein. Et pourtant, on est immergé malgré nous dans ce tourbillon et il devient difficile de lever le nez de ce roman. Ce qui nous emporte est à la fois l’histoire et la fiction. Tout d’abord, on est pris dans le tourbillon de l’insurrection républicaine avec Miette et Silvère, deux jeunes amants auxquels on s’attache très vite. Mais bien évidemment, ceux que l’on suit à tout prix sont les Rougon-Macquart. On en a tous déjà entendu parler, on a tous déjà eu un avant-goût des drames qui ponctuent leurs vies durant notre scolarité. Découvrir quels sont leurs liens, comment ils sont arrivés là où ils sont est tout bonnement fascinant.

Le Malheur Des Uns Fait Le Bonheur Des Autres

Ce n’est pas un scoop, Zola n’est pas un auteur qui nous met du baume au cœur et nous donne envie de chanter. Pour les personnages, il est important d’arriver au but qu’ils se sont fixés, peu importe les dommages collatéraux. La Fortune Des Rougon c’est l’histoire de personnes ayant de grandes ambitions et qui sont prêt à écraser les autres pour arriver à la place qu’ils estiment être la leur. Cela engendre énormément de souffrance et de rancoeur, deux sentiments dominants dans le roman. Les personnages n’ont jamais de véritable répit, ils sont constamment tiraillés par leurs sentiments. Culpabilité, doutes, déception, colère, rancoeur ; je ne me souviens pas d’un moment où l’un de ceux-là s’est totalement effacé. Et pourtant, personne ne pense à changer de voie, ils s’alimentent de leur souffrance pour s’endurcir et persévérer.

Et La Suite ?

La Fortune Des Rougon n’est pas épais mais il est intense et je n’avais pas vraiment envie de me lancer dans la suite une fois le livre terminé. Néanmoins, impossible de ne pas vouloir découvrir le reste de cette grande fresque familiale ! Je pense que lire tous ces romans est un sacré défi, un défi pour lequel il faut prendre son temps mais un défi que je me languis de relever tout de même ! Ce roman est une petite perle dont on parle peu et je vous conseille vivement d’y jeter un oeil !

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2 thoughts on “CLASSIQUE – Les Rougon-Macquart, livre n°1 : La Fortune Des Rougon d’Emile Zola”

  1. J’ai eu vraiment du mal à entrer dans ce livre. Ayant déjà lu quelques livres de l’auteur, je m’attendais à un nombre incalculable de descriptions, mais les trois premiers chapitres ont vraiment été une torture pour moi. Au moins, on ressent le style naturaliste dès le début. Après, j’ai apprécié apprendre les origines des Rougon-Macquard entre faits historiques et fictionnels et je compte continuer cette « saga » avec La Curée.

    1. C’est vrai que les descriptions sont parfois affreusement longues mais d’un autre côté, le fait que le roman commence avec une description ça m’immerge totalement, c’est toujours comme ça avec Zola :p

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