Cornes de Joe Hill

couv57598199Au début, Ig croit que les cornes sont une hallucination, celle d’un esprit malade, rongé par la colère et le chagrin. Cela fait un an que Merrin Williams, sa bien-aimée, a été violée et tuée dans des circonstances inexplicables. Depuis, reclus dans sa solitude, il vit un enfer, et il a plus de raisons qu’il n’en faut pour sombrer dans la dépression. Pourtant les cornes sont on ne peut plus réelles.
Jadis, Ig le vertueux faisait partie des privilégiés : né dans une famille riche, second fils d’un musicien renommé et frère cadet d’une star montante de la télé, il avait la sécurité, l’aisance, une place reconnue au sein de sa communauté. Ig avait tout pour être heureux, plus encore il avait Merrin et un amour réciproque, auréolé de magie, fondé sur les mêmes rêves. Mais la mort de Merrin a tout détruit. Seul véritable suspect, Ig n’a pourtant jamais été accusé ni jugé. Et donc jamais innocenté. Pour le tribunal que constitue l’opinion publique de Gideon, sa ville natale du New Hampshire, Ig aura beau dire ou faire, il est et restera toujours coupable, car ses parents riches et influents ont exercé des pressions pour faire boucler l’enquête. Il est abandonné de tous, Dieu y compris. De tous, sauf de son démon intérieur…
Et voilà qu’Ig se retrouve soudain doué d’un nouveau pouvoir, assorti à son nouvel aspect et tout aussi terrible, un macabre talent qu’il compte bien utiliser pour retrouver le monstre qui a tué Merrin et détruit sa vie. Être bon, prier… tout ça ne l’a mené nulle part. Il est temps de prendre sa revanche… Il est temps de donner sa part au diable…

 

J’ai voulu lire ce livre avant la sortie du film mais j’ai totalement foiré mon coup. Mais la première raison qui m’a poussée vers ce livre est que Joe Hill est le fils de Stephen King, tout bêtement. Il a écrit un roman avec lui, Plein Gaz, que je voulais découvrir après avoir lu une oeuvre de Joe Hill, rien que de Joe Hill. Etant le fils King, j’ai dû mettre un petit peu trop d’espoirs et d’illusions parce que j’ai eu une petite déception. Je pense que j’ai voulu le mettre au niveau de son père, mon grand amour littéraire, et je n’auras pas dû.

Toutefois, cela n’a pas non plus été une lecture pénible, dans la mesure où j’ai lu ce roman très facilement. Quand j’étais dans ma lecture, je n’en bougeais plus jusqu’à un point où je devas vraiment lâcher le livre (manger, dormir, sortir…). Il y a eu des passages très haletants où je ne pouvais pas décrocher mais malheureusement, il y a aussi des passages où ça traînait énormément…
Cornes est un roman bourré de flash backs et le problème c’est qu’ils sont très trèèèèès longs. De ce fait, une centaine de pages pourraient, à mes yeux, être facilement retirées sans que l’intrigue n’en pâtisse. Je reconnais tout de même que l’auteur a essayé de les rendre intéressant, et certains l’était. Le problème majeur est qu’on a envie de savoir le fin mot de l’histoire, comment tout va se finir, mais on peut avoir jusqu’à cinquante pages entre deux passages importants et elles semblent interminables…
Pourtant, ma lecture avait très bien commencé. Je ne sais pas trop pourquoi mais je retrouvais un peu de Stephen King dans les premières pages. Comme s’il était derrière son fils à l’aider pour l’écriture (puis quand on lit les notes de l’auteur on se rend compte que non… haha). Ca me tenait en haleine, j’avais envie de continuer. Puis c’est un effet qui s’est estompé. Je tiens quand même à préciser que ce n’est pas cela qui m’a contrarié car le style de Joe Hill est efficace. Il sait choisir les mots pour amener le lecteur où il veut, ce que j’ai beaucoup aimé.
Je n’ai pas gardé un souvenir très noir de cette lecture et je ne m’arrêterais pas à ce roman pour Joe Hill. Je sais maintenant qu’il ne faut pas s’attendre à ce que le fil ait été cherché tout ce dont il a besoin auprès de son père et que c’est un auteur à part entière, avec un style propre qu’il me faut découvrir.

Edition : J’ai Lu – Collection : / – Prix : 8€40 – Pages : 511

Note : 12/20

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