De l’eau pour les éléphants de Sara Gruen

couv74946563Titre V.O : Water for elephants

Edition : Le livre de poche

Prix : 7€10

Pages : 465

Durant la Grande Dépression, dans les années 1930, les trains des petits cirques ambulants sillonnent les États-Unis. Jacob Jankowski, orphelin sans le sou, saute à bord de celui des frères Benzini et de leur  » plus grand spectacle du monde « . Embauché comme soigneur, il va découvrir l’envers sordide du décor. Tous, hommes et bêtes, sont pareillement exploités, maltraités.

Sara Gruen fait revivre avec un incroyable talent cet univers de paillettes et de misère qui unit Jacob, Marlène la belle écuyère, et Rosie, l’éléphante que nul jusqu’alors n’a pu dresser, dans un improbable trio.

 

Depuis le temps que ce livre traîne dans ma PAL, j’ai enfin eu l’occasion de le sortir pour une lecture commune avec Johanna :). J’avais peur de me plonger dans ce roman (univers du cirque = clowns = panique) et j’avais en même temps très hâte de découvrir un univers dans lequel je ne mets jamais le nez. Ca a été une très bonne surprise et j’ai beaucoup aimé cette lecture.

Premièrement, pas de clowns ! Pour vous ce n’est peut-être rien, pour moi c’est crucial. Je ne voulais pas description de clowns et je n’en ai pas eu donc merci mon Dieu, sinon j’aurais balancé le livre du balcon. Pour être plus sérieuse, j’ai adoré découvrir l’univers du cirque de l’intérieur, et de plus le cirque des années 30. On découvre un univers qui repose sur les apparences mais qui en réalité est plutôt misérable. L’auteur a choisi d’écrire à propos d’un modeste cirque avec des moyens plutôt faibles et je trouve ça très bien car des personnages aisés dans un univers aisé auraient rendu l’intrigue bien moins intéressante. Le récit devient donc vite prenant, même si l’action ne prime pas. Je ne me sentais forcément obligée de me ruer sur le livre mais une fois dedans, impossible de le lâcher et je tournais les pages sans m’en rendre compte. Cependant, le roman souffre d’une certaine lenteur, je trouve, avec l’alternance des points de vue. C’est quelque chose qui me plaît particulièrement mais le second point de vue de ce livre-ci (Jacob à quatre-vingt-dix ans) ne fait que ralentir le récit et n’apporte rien au roman.

Hormis le petit vieux, tous les personnages sont intéressants et ont leur propre histoire et leur propre personnalité. On les aime ou on les déteste, mais aucun d’eux ne nous laissent indifférent. Ils sont définis par leurs actions et non pas par des descriptions et des flash-backs, le récit n’est donc pas ralenti et tout est dans la continuité de la vie du cirque. Ils évoluent constamment dans une ambiance assez désespérée, puisque le cirque n’a pas de moyens et que tout le monde est remplaçable, mais ce n’est pas pour autant qu’ils sont blasés et résignés. Leur rêve d’une vie meilleure et les amitiés qui se forment ajoutent la touche d’espoir, la petite lueur, qui évite de faire basculer l’histoire dans quelque chose de trop glauque.

De l’eau pour les éléphants est un livre qui m’a fait grande impression et qui dégage quelque chose de très fort et humain, je trouve. J’ai adoré ce livre, mais pour autant, je ne me sens pas regarder le film. J’hésite encore mais pour l’instant, je pense me contenter du livre. Je n’ai pas envie de tomber sur les clowns et certaines scènes avec les animaux m’ont particulièrement marquées et je ne veux pas voir ça dans un film. Je vous conseille fortement ce livre avec lequel on passe un bon moment et qui permet de découvrir un univers auquel les auteurs ne pensent pas forcément.

Note : 14/20

Lecture commune

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