Gangsterland de Tod Goldberg

51lzLEtC9RLTitre V.O : Gangsterland (Traduit par Zigor)

Edition : Super 8 (Parution le 04 mai 2016)

Prix : 20€

Pages : 458

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« Liquider des agents du FBI est le meilleur moyen de s’attirer des emmerdes. » Tueur à la solde de la mafia de Chicago, le très professionnel Sal Cupertine aurait dû faire graver cette devise sur la crosse de son 9 mm. A présent, il est un peu tard : il en a abattu trois. Eu égard à ses états de service, ses employeurs décident cependant de lui laisser une seconde chance. Transféré dans un camion réfrigéré, notre tueur est savamment exfiltré vers le Nevada.

Quelques opérations chirurgicales plus tard, Sal Cupertine n’existe officiellement plus : il a laissé la place au rabbin David Cohen, officiant à Las Vegas au sein de la très respectable synagogue Beth Israel. Nouvelle identité, nouvelle vie. Désormais capable de citer des passages entiers de la Torah, l’ancien tueur ne tarde pas à se prendre au jeu. Mais ses employeurs, qui utilisent le cimetière voisin pour leurs petites magouilles, n’en ont pas fini avec lui, et le FBI n’est pas en reste : l’agent Jeff Hopper, en effet, a juré de venger la mort de ses trois collègues. Bandit d’un côté, homme de Dieu de l’autre, Sal ne va pas s’en tirer si facilement !

Je vous avoue que les romans de gangsters ne sont pas mes favoris. Mais quand j’ai vu cette histoire de chirurgie et de rabbin, je n’ai pas pu résister. Le résumé me faisait présager une histoire totalement barrée et je ne voulais pas passer à côté. J’ai adoré ce que j’ai lu ! J’ai totalement accroché, on était à deux doigts du coup de cœur.

L’auteur a réussi à écrire un roman très rythmé et a tout de suite su capter mon attention. Gangsterland n’a pas été un coup de cœur parce que j’avais du mal à avoir envie d’ouvrir le livre (un petit trop plein de lecture) mais une fois dedans, je n’avais pas envie d’en sortir. Il se passe toujours plein de choses, et finalement on ne voit jamais les pages passées. On trouve soit des révélations, soit de l’action et finalement, il nous en faut toujours plus. L’auteur a aussi eu l’idée d’alterner les points de vue. On suit donc à la fois David Cohen, alias Sal Cupertine, qui doit s’adapter à sa nouvelle vie de rabbin dans une monde qui n’est pas si clean que ça, et l’agent Jeff Hopper qui veut absolument retrouver l’homme qui a tué ses coéquipiers. Gangsterland n’est donc pas simplement une histoire un peu farfelue d’un tueur à gage devenu rabbin à Las Vegas, il y a une chasse à l’homme qui se prépare à côté. C’est haletant, on a très envie de savoir si Sal Cupertine va être retrouvé et si oui, comment il va s’en sortir. Ou ce qu’il va se passer si on ne le retrouve jamais. Tout ça est pris sur le ton de l’humour, ce livre n’a rien de glauque. Et pourtant, cela n’empêche pas d’avoir entre les mains un roman plein d’enjeux et de tension. avec une véritable histoire à nous raconter ; ce n’est pas seulement un roman qui a pour but de faire rire.

Gangsterland est un peu farfelu, mais c’est un roman auquel j’ai totalement adhéré ! Je pouvais lire des pages et des pages sans m’arrêter. J’étais tendue, j’ai ri, j’ai eu le cœur serré, je me suis énervée, il s’est passé plein de choses durant cette lecture, ce qui ajoute ce roman à la liste de ceux que je n’oublierai pas de sitôt et que je conseillerai autour de moi pendant un long moment. J’ai aimé ce roman grâce à sa singularité et je vous conseille d’y jeter un coup d’œil aussi.

Bon

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