Hernani de Victor Hugo

couv42629934En imposant Hernani, chef-d’oeuvre du drame romantique, à la Comédie-Française, temple du classicisme, Victor Hugo fut à l’origine de l’une des plus célèbres batailles de l’histoire littéraire. « Tissu d’extravagances », fruit d’un « esprit humain affranchi de toute règle et de toute bienséance » selon la censure. Hernani marquait l’avènement d’un théâtre mariant le sublime au trivial et investi par le lyrisme, l’épique et la politique. Drame historique retraçant l’accession à l’Empire de Charles Quint, comédie d’intrigue mettant en scène un roi, un vieillard et un bandit épris de la même femme, tragédie héroïque sous-tendue par la loi de l’honneur aristocratique, Hernani incarne le mélange des genres. Consacrant le triomphe de l’avant-garde artistique, la création de cette pièce flamboyante, au printemps 1830, entérinait la révolution française du goût.

J’avais déjà découvert Victor Hugo de par des extraits de sa poésie et ses romans, mais je n’avais jamais découvert Victor Hugo par son théâtre, c’est désormais chose faite ! Je ne connaissais pas spécialement Hernani, si ce n’est de nom, et j’ai adoré découvrir cette pièce ! J’étais prise dedans du début à la fin, un vrai régal.

Ce que j’ai préféré avec ce livre est ma découverte du drame romantique ! Il y a un peu un mélange de tout, avec des scènes grotesques et des scènes magiques qui m’ont fait rire et chavirer le coeur. L’histoire d’amour impossible m’a totalement plu car cela ajoute toujours le côté tragique qui me donne envie de me tourner vers le théâtre (je ne suis pas du tout adepte des comédies). On est directement happé dans l’intrigue et l’envie d’aller au bout de cette histoire ne m’a pas quitté durant toute ma lecture.

Il faut aussi souligner que cette pièce a été écrite en vers, ce qui rend certains passages encore plus sublimes. Alors qu’Hugo rejette la tragédie pure il décide de garder le vers (pour montrer que le drame romantique se place au-dessus du mélodrame, comme ça vous dormirez moins bêtes) et ça m’a, je vais me répéter, conquise ! J’avais presque envie de mettre des post-its à toutes les pages du roman tellement je trouvais que le texte en lui-même était beau. Je ne lis pas de poésie donc je ne peux pas vous parler de celle de Victor Hugo (et je ne me rappelle de celles vues en cours), mais je peux par contre vous dire que j’étais déjà amoureuse de son écriture dans le roman L’homme qui rit. Victor Hugo qui écrit en prose c’est fabuleux, Victor Hugo qui écrit en vers ça devient magique. Cela ne m’a toujours pas réconcilié avec la poésie mais ça m’a donné une folle envie de lire ses autres pièces écrites en vers.

Petit bémol quand même avec cette lecture, les noms des personnages (oui oui, vous avez bien lu). Loin de moi l’idée de critiquer leurs noms mais ils étaient parfois tellement longs ou tellement similaires que cela m’a un peu perdue, je vous l’avoue. Toutefois, ce n’est pas mon souvenir de lecture le plus marquant, vous vous en doutez bien. Je recommande cette pièce chaudement qui n’a cependant pas été un coup de coeur, mais presque.

Edition : GF – Collection : / – Prix : 2€90 – Pages : 288 (dossiers inclus)

Note : 17/20

 

 

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