La patience du diable de Maxime Chattam

couv46060197 (1)Edition : Pocket

Parution : 10 novembre 2015

Prix : 8€40

Pages : 572

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Le Mal peut-il contaminer ceux qui le traquent ? Un go-fast pris en flag qui transporte bien pire que de la drogue… Deux ados qui tirent sur les passagers d’un TGV lancé à pleine vitesse… Des gens ordinaires découverts morts… de terreur. Le Diable mène le bal, le monde est devenu fou. Lieutenant à la Section de Recherche de Paris, Ludivine Vancker comprend bientôt qu’un fil sanglant relie ces faits divers. Rien ne pourra l’empêcher de remonter la piste à sa source. Aux racines de la peur.
Après La Conjuration primitive, Maxime Chattam, dans ce thriller d’une maîtrise glaçante, sème plus que jamais le doute.

Comme tout le monde je pense, je connaissais Maxime Chattam de nom. Et vu sa réputation, je me suis laissée tenter et je lui fais une place dans ma PAL. Et comme d’habitude, comme chaque livre acheté sur un coup de tête, ils ont sagement pris la poussière à la maison. J’étais donc comme une gamine quand j’ai vu ce roman dans les livres proposés par Pocket pour les thrillers de novembre. Un grand merci à vous de me faire confiance et de m’avoir mis ce romans sous le nez, j’ai enfin ouvert un livre de Maxime Chattam ! Trève de bavardages, ce monsieur mérite clairement tous les éloges que l’on peut voir sur son travail.

La patience du diable est censée être lu après La conjuration primitive mais vous aurez compris que je n’ai pas fait tout comme il faut. Mais ce n’est grave, toi qui d’un coup panique, tu peux lire ce livre sans avoir lu son prédécesseur ! Il y a des références à La conjuration primitive mais rien qui peut bloquer la lecture. Si on veut comprendre l’évolution de Ludivine, je pense que c’est mieux de faire les choses bien, mais le contraire est possible. Maintenant que vous savez ça, on va entrer un peu plus dans le détail (ça commence à faire long !). Si vous n’aimez pas une entrée en matière qui dure des heures, ce roman est pour vous. Le prologue ne nous laisse absolument pas le temps de nous préparer, il se passe directement quelque chose d’horrible, ça annonce la couleur. Du début à la fin le lecteur n’est absolument pas épargné. Ce qui est aussi absolument génial c’est le fait que l’on avance dans un brouillard sacrément épais, comme la plupart des thrillers, mais qu’ici le fantastique s’invite pendant un moment et je vous avoue m’être parfois demandée à quoi ressemblerait le dénouement final. J’ai vite été entraînée dans l’enquête grâce à cela et je n’avais plus envie de lâcher mon bouquin, tout simplement. Ajoutez à une intrigue démentielle des détails bien sanglants et dégoûtants et vous avez une Céline comblée.

J’ai aussi beaucoup aimé cette façon que Chattam a eu de nous parler du mal et de la violence de l’Homme, comment il fait ressortir le pire de ses personnages. Bien évidemment, il faut des braves, ceux qui combattent le mal et contrôlent leurs pulsions de violence, mais l’auteur décide surtout de nous montrer qu’il est bien plus simple de ne pas se contrôler et que n’importe qui peut basculer. Les drames s’enchaînent dans ce roman et malheureusement, à cause des récents événements et non pas du roman, j’ai été extrêmement dérangée par ma lecture. Etant un service presse, je ne pouvais pas vraiment attendre des mois avant de me lancer, mais je me sentais vraiment mal à certains moments et je me suis mise à devenir parano. D’un autre côté, alors que j’aurais pu, et peut-être dû, faire une pause, je ne voulais absolument pas être raisonnable parce que je voulais savoir ce qui se passe à la fin, qui tire toutes les ficelles. Malgré tout j’ai été happée par cette lecture du début à la fin.

Il y a tout de même un petit bémol, Ludivine. Au début je n’avais vraiment rien contre elle mais au bout d’un moment son côté tête brûlée et sa manie de ne presque jamais écouter les gens autour d’elle m’a pris la tête. En particulier à la fin. Oui, ça a ajouté un véritable suspense, une tension de dingue et ça a permis un twist au niveau du dénouement qui m’a beaucoup plu, mais d’un autre côté j’avais juste envie de la giflé et de lui dire « ARRÊTE DE FAIRE N’IMPORTE QUOI C’EST HYPER IMPORTANT LA ! » (oui en majuscule parce que je criais très fort dans ma tête). Toutefois, ses coups de tête ont tellement bien servi l’intrigue qu’on ne peut pas lui en vouloir énormément. Ça a rendu le dénouement du roman très intense. Heureusement que j’ai fini ce roman en étant seule chez moi, j’étais totalement hystérique pendant que je lisais les dernières pages tellement j’étais prise dans l’histoire. Ça faisait très peur.

Vous l’aurez compris, ce livre n’est pas un coup de cœur mais malgré cela je suis tombée sous le charme de l’écriture de Maxime Chattam. J’adore son travail, j’ai hâte d’en découvrir plus et je ne peux que vous le conseiller si, comme moi, vous êtes un peu à la ramasse. Ce livre est une vraie pépite et je vais bien évidemment lire La conjuration primitive un de ces jours, et tous les autres ! Pour vous faire un petit teasing, je pense que le prochain sera le premier tome de sa saga L’Autre-Monde, que j’ai intégré au challenge Littérature de l’imaginaire. Stay tuned ! Et encore une fois, merci à Pocket grâce à qui je découvre des thrillers à couper le souffle.

Bon

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1 thought on “La patience du diable de Maxime Chattam”

  1. Rahhhh mais ça va pas !!! Maintenant j’ai envie de lire ce roman !!! Hop dans la Wish list !!! Et ce même si j’ai le 1er tome de la trilogie du mal et de la saga l’autre monde dans ma PAL !!! Bon au vu du bien que tu dis de l’auteur je vais penser à les sortir plus rapidement 😉

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