Le fil rouge de Paola Barbato

couv12524747Titre V.O : Il Filo Rosso

Traducteur : Anaïs Bouteille-Bozoka

Edition : DeNoël

Prix : 21€90

Parution : 05 novembre 2015

Pages : 355

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Que fait un homme quand il se retrouve face à l’assassin de son enfant?

Antonio Lavezzi mène une existence solitaire et monotone depuis le jour où Michela, sa fille de treize ans, a été sauvagement assassinée. Sa femme l’a quitté, et le meurtrier n’a jamais été arrêté. Antonio travaille dans le bâtiment avec un ami d’enfance. Ce dernier lui présente inlassablement de petites amies potentielles qui ne l’intéressent pas. Lorsqu’un corps est découvert sur le chantier dont il est responsable, des éléments troublants amènent Antonio à penser que cette affaire et son histoire personnelle sont liées. Contacté par un homme mystérieux, baptisé l’Assassin, qui lui ordonne d’exécuter des criminels ayant échappé à la justice, Antonio décide d’obéir et va s’extraire peu à peu de sa torpeur et de son silence. L’Assassin semble savoir qui a tué Michela, et Antonio, pris dans une spirale meurtrière, est plus que déterminé à venger sa fille.
Paola Barbato impose une fois de plus sa vision et son style uniques : le schéma de vengeance privée à l’œuvre est savamment imaginé et décrit. Le Fil rouge, c’est à la fois un Crime de l’Orient-Express moderne et un Dexter à l’italienne.

Un immense merci aux éditions Denoël pour leur confiance et l’envoi de ce roman. Je découvre cette maison d’édition avec Le fil rouge et je dois dire que ça démarre vraiment bien, ce thriller est un véritable petit bijou ! Si vous avez envie d’un thriller original, haletant et intelligent, je vous invite à mettre le nez là-dedans.

Rien qu’en lisant le résumé j’ai su que j’avais affaire à quelque chose d’inattendu. Je n’ai personnellement jamais lu ce genre d’intrigue et la question posée, « Que fait un homme quand il se retrouve face à l’assassin de son enfant ? » m’a tout de suite donnée envie de plonger tête baissée dans l’intrigue. Le roman ne commence pas sur les chapeaux de roues car l’auteure prend d’abord le temps de nous présenter Antonio, mais ce personnage est tellement ravagé par la vie, a construit un quotidien tellement hors du temps, qu’on prend plaisir à le découvrir et qu’on veut savoir comment il va finir. De plus, ça nous permet de vraiment voir son évolution, très importante pour cette intrigue. On aime suivre Antonio, voir comment il réagit, ce qu’il choisit de faire, s’il va prendre le bon chemin. C’est un personnage qui arrive à nous étonner, il essaie de ne pas être un simple pion et on veut voir jusqu’où il va aller. Paola Barbato réussi aussi à prendre le lecteur dans l’engrenage de son intrigue, on ne peut donc pas lâcher le livre car on veut à tout pris, comme le personnage principal, arriver au bout. C’est presque vital d’arriver à la fin de cette histoire avec lui, de savoir son choix final. C’est un thriller hyper haletant que l’on a entre les mains qui nous emprisonne dans ses filets de la première à la dernière page.

Le style de l’auteure est aussi très intéressant mais surtout, efficace. Elle va droit au but, sans forcément avoir choisi le chemin de la fluidité puisque les pensées d’Antonio s’imbriquent parfois en plein milieu de la narration. Le narrateur se lance dans quelque chose mais les pensées du personnage font souvent irruption, comme si elles ne devaient pas être là. On essaie de raisonner, d’être calme et réfléchi mais ces pensées nous aident à comprendre qu’Antonio n’est pas aussi serein qu’il veut nous le montrer, n’est pas aussi juste qu’il le prétend et que comme tout être-humain, il a ses faiblesses et ses idées noires. C’est un choix de la part de l’auteure qui m’a tout de suite fait penser à mon chouchou, Stephen King, puisque jusqu’à présent je n’avais vu ce stratagème que dans ses romans. L’auteure s’en est peut-être inspirée, peut-être y a-t-elle penser toute seule, quoiqu’il en soit ce lien entre les deux m’a beaucoup plu et m’a encore plus aidé à me plonger à corps perdu dans Le fil rouge. Toutefois, ce roman n’est pas irréprochable. Tout d’abord, on devine l’identité de l’assassin de la fille d’Antonio avant la fin du roman. Sur le coup cela m’a déçue et je pensais que le reste du roman resterait prévisible. Cependant, il y a une révélation qui ne peut nous laisser indifférents. N’ayant pas lâcher le roman pour autant, étant restée toujours aussi ancrée dans l’intrigue, je ne l’ai vraiment pas vu venir, je ne m’y attendais absolument pas, me focalisant sur ce que j’avais aperçu et cela m’a carrément plu ! Je me suis même demandée si cette petite facilité à une centaine de page de la fin ne serait pas faite exprès pour plus nous surprendre par la suite. Le dénouement aussi a sa petite faille, puisque les explications traînent un peu en longueur je trouve. Pour tout avouer, je suis vraiment mitigée par rapport à cela. D’un côté, j’ai trouvé ça trop long mais de l’autre, je ne voyais pas ce que Paola Barbato aurait pu enlever. Un récit un peu plus dynamique n’aurait pas été du luxe je pense pour cette partie du roman.

Ce que je retiens surtout c’est que ce thriller est presque parfait et si vous voulez quelque chose qui sorte du lot, je vous invite vraiment à lire Le fil rouge. J’ai eu entre les mains une vraie pépite et il me tarde lire l’autre roman de l’auteure qui me fait tout autant envie (et qui est sorti en poche, petit bonus !). Je vous recommande absolument ce livre et si vous avez dans votre entourage quelqu’un qui aime les thrillers, il pourrait faire un chouette cadeau pour Noël !

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