Les sirènes de Bagdad de Yasmina Khadra

couv41840874La descente aux enfers d’un jeune homme broyé par le terrorisme. Fuyant son village, dérivant jusqu’à Bagdad, il se retrouve dans une ville déchirée par une guerre civile féroce. Sans ressources, sans repères, miné par l’humiliation, il devient une proie rêvée pour les islamistes radicaux.

L’année dernière, j’ai lu L’attentat du même auteur. Ayant été totalement conquise, j’ai lu Les hirondelles de Kaboul qui a été une catastrophe. Ça m’a freinée, je n’avais plus envie de lire du Yasmina Khadra et puis un de mes profs a décidé de nous en faire lire un… En ce qui concerne Les sirènes de Bagdad, j’ai un avis plutôt mitigé et comme on dit « j’ai le cul entre deux chaises ».

La plus grande qualité de ce livre à mes yeux est la construction de l’intrigue. Je trouve qu’elle démarre plutôt lentement et j’ai eu un mal fou à rentrer dans le livre. Cependant, il y a eu, au bout d’un moment, un certain déclic et je me suis prise au jeu. Toutefois, cela reste quelque chose de bancal. Ça démarre lentement mais il y a aussi d’autres moments où j’avais l’impression que ça n’avançait pas, au point de souffler et de me demander si je ne passerais pas le chapitre en cours. Cet effet a pour cause, à mes yeux, le style de Yasmina Khadra tout simplement. Autant il ne me gênait pas dans L’attentat, autant ici j’ai compris de quoi parlais ceux de l’année dernière quand il parlait d’un style niais. Trop de comparaisons florales, trop de métaphores poétiques et mielleuses dans une intrigue qui n’en a pas besoin.

J’ai aussi ressenti un profond malaise en lisant ce livre, à cause des événements de début janvier. Autant voir des reportages, des témoignages, qui nous permettent de comprendre comment on peut partir faire le djihad ne me dérange pas plus que ça, autant un livre dans lequel des personnages sont à la limite de faire l’apologie du terrorisme (je dis bien les personnages et pas l’auteur) me perturbe beaucoup. J’ai trouvé que les occidentaux s’en prenaient plein la tronche tandis que le terrorisme n’était pas vraiment blâmer. Bien évidemment, ce problème ne vient pas du roman en soi mais de mon prof qui ne réfléchit pas à ce qu’il nous fait lire et qui veut juste en faire le moins possible. Le protagoniste se trouvant au coeur de ce genre d’organisation, il est vrai qu’il est normal que ce soit ce point de vue particulier qui prime. Mais malheureusement ce livre m’a directement fait repartir un mois en arrière, ce que j’ai énormément détesté et c’est quelque chose qui m’a vraiment gêné.

Edition : Le livre de poche – Collection : / – Prix : 6€80 – Pages : 318

Note : 10/20

 

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