Lombres de China Miéville

couv4458285Titre V.O : Un Lun Dun

Edition : Pocket

Prix : 9€10

Pages : 568

Par une entrée dérobée, Zanna et Deeba pénètrent dans la ville délirante de Lombres. Ici sont échoués les choses perdues ou cassées de Londres et même quelques-uns de ses habitants, comme Brokkenbroll, le patron des parapluies cassés, ou Hemi, le garçon à moitié fantôme.
Lombres, c’est Londres de l’autre côté du miroir, une ville merveilleuse aux charmes étranges qu’un sombre nuage nommé Smog rêve de détruire.
Une ville effrayée qui attend un héros…

 

Un titre intrigant, un résumé qui a su titiller ma curiosité, il n’en fallait pas plus pour que je demande ce livre aux éditions Pocket et je les remercie d’ailleurs pour cet envoi. J’ai passé un super moment avec ce roman et, étant malade cette semaine, il m’a permis de m’évader un peu ce qui m’a fait un bien fou ! Avant d’entrer dans le vif du sujet, je vais vous parler de l’objet livre en lui-même qui m’a beaucoup plu, parce qu’il est illustré ! Je ne sais pas si je n’ai jamais eu les bons livres entre les mains ou si c’est réellement une première chez Pocket, mais moi j’ai été agréablement surprise. Les illustrations sont très jolies (elles seront visibles dans mon BookHaul de septembre sur la chaine) et nous aide même à mieux visualiser certaines créatures parfois.

On va maintenant passer au contenu du roman qui a été pour moi pleine de surprises également. Dans un premier temps, en ce qui concerne le style de l’auteur, je ne m’attendais pas à un style qui se rapprochait autant de celui d’un roman jeunesse. Les dialogues, les descriptions, les actions, tout me faisait penser à cela et pourtant, ce n’est pas pour autant que le livre m’a déplu, loin de là. Je dis aussi « chapeau » au traducteur car on ne sent aucunement le fait qu’il a fallu faire passer le livre de l’anglais au français. Les néologismes et les jeux de mots ne paraissent pas tomber du ciel, tout reste cohérent, on garde le parallèle entre les éléments de Londres et de Lombres voulus par l’auteur. Il y a tout de même eu un bémol, il se situe dans les dialogues. Tout le roman est écrit de façon courante, sans partir dans le familier, sauf pour certaines répliques de Zanna et Deeba, ce que j’ai trouvé inapproprié. On sentait que l’auteur voulait appuyer sur le langage plutôt jeune des deux filles, les contractions des négations ne m’a d’ailleurs pas dérangée, mais les « putain » et les « merde » n’avaient pas à être là pour moi. On aurait très bien compris qu’on avait affaire à des adolescentes et et le fait qu’elles se retrouvent parfois totalement déboussolées aurait pu se remarquer sans cela. Je ne suispas contre la vulgarité dans un roman, sauf quand elle arrive comme un cheveu sur la soupe. Ce n’est pas grand chose, heureusement, mais pour moi ça a un peu desservi le roman.

En parlant de Zanna et Deeba,  je les ai trouvées plates et stéréotypées. J’ai vraiment trouvé qu’on n’avait pas assez développé leur personnalité et que l’on restait vraiment aux bases : la brune et la blonde, la grande et la petite. Heureusement le plus grand intérêt du roman n’est pas ce duo de jeunes filles mais Lombres et ses habitants. On découvre très vite cet univers et il est tellement mystérieux, Lombres est tellement empli de curiosités, que les descriptions ne sont absolument pas dérangeantes puisque l’on veut toujours en savoir plus sur cette ville atypique. De plus, celles-ci ne prennent pas le pas sur l’action, bien au contraire ! L’auteur ne perd pas son temps, il attise très vite la curiosité du lecteur et une fois que l’action est véritablement lancée, elle ne s’arrête plus. Je n’ai pas ressenti de temps morts, je ne me suis jamais ennuyée. J’étais captivée par Lombres, sa manière de fonctionner totalement décalée et ses personnages. J’ai adoré les échanges entre les habitants de Lombres et les filles puisqu’on était dans la découverte des deux côtés et j’ai beaucoup aimé comment l’intrigue a été agencée. Sincèrement, le résumé m’a donné envie mais je pensais avoir deviné la trame principale, et même ce qui semblait évident n’était pas prévu dans le roman, j’ai adoré ! Mais en plus, il y a énormément de retournements de situation. C’est le genre de choses qui ne passent pas toujours avec moi parce que c’est parfois trop gros et on sent que l’auteur veut juste étirer son histoire quelques pages de plus, ce n’était pas mon ressenti ici. J’aimais beaucoup ce que je lisais, et malgré le fait que j’ai pris un bon bout de temps pour le lire avec mes études, ma fatigue et ma crève, ce n’est pas par lassitude que je ne lisais pas et j’ai aimé ce que j’ai découvert de la première à la dernière page.

Même si Lombres a des défauts, il n’en reste pas moins un livre fantastique que l’on apprécie lire et qui nous surprend et nous émerveille du début à la fin. Il peut vraiment plaire au plus grand nombre, et pour les plus jeunes qui veulent découvrir autre choses que les sagas Young Adult, découvrir de nouveaux horizons, pourquoi ne pas tester ce roman ?

Note : 14/20

Partenariat

Sortie le 08 octobre 2015

 

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2 thoughts on “Lombres de China Miéville”

  1. Ah en voila un auteur original que China Mieville ! Une imagination débordante. Je n’ai pas lu Lombres donc merci pour cette critique. Du même auteur je te conseille Perdido Street Station et Les Scarifiés qui se déroulent dans un univers commun. Je suis actuellement dans la lecture du Concile de Fer toujours de Mieville. Ce dernier est un peu plus difficile à appréhender car un peu politique.

    1. C’est vrai qu’il est original et j’ai adoré le découvrir ! Je note les livres que tu m’as donné 🙂
      J’ai capté un autre livre de lui qui va devrait arriver chez Pocket bientôt (avec un kraken, je ne sais plus le titre), je pense que je me l’achèterai 🙂

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