Quand la neige danse de Sonja Delzongle

couv33050809Edition : Denoël (Parution le 1er avril 2016)

Prix : 20.90€

Pages : 430

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2014. L’hiver est le plus froid que Crystal Lake ait jamais connu. Cette petite ville paisible proche de Chicago semble pétrifiée, mais la neige et le blizzard ne sont pas les seuls coupables. Depuis un mois, quatre fillettes se sont volatilisées. Les habitants sont sous le choc. Ce matin-là, Joe Lasko s’équipe pour une énième battue dans les bois gelés lorsqu’on lui dépose un paquet. Dedans repose une poupée, une magnifique poupée aux cheveux longs et roux, comme sa fille Lieserl disparue. Comble de l’horreur : la poupée est vêtue exactement comme Lieserl le jour où elle s’est volatilisée. Ce matin de février 2014, toutes les familles des fillettes vont recevoir une poupée. C’en est trop pour Joe. Ce jeune divorcé n’a plus que Lieserl dans sa vie. Il décide de mener sa propre enquête, aidé par Eva Sportis, une détective privée dont il était secrètement amoureux des années plus tôt. Eva comprend très vite que l’affaire la dépasse et appelle à l’aide Hanah Baxter, son ancienne prof de fac, la célèbre et charismatique profileuse et son inséparable pendule. Hanah réalise au fil de l’enquête que quelque part, dans Crystal Lake, quelqu’un s’en prend aux enfants depuis très longtemps. Les détient-il prisonniers ? Sont-ils encore en vie ? Un criminel maintes fois condamné semble être le coupable tout indiqué, pourtant Hanah, Eva et Joe sont persuadés que la police se trompe de coupable. Dans un décor impressionnant de froid et de glace, Sonja Delzongle mène de main de maître une histoire trépidante dont les rebondissements et les fausses pistes trouvent leur sens dans le passé et nous mènent inexorablement vers un final terrifiant.

Quand j’ai lu le résumé de ce livre je me suis dit que ça serait une lecture plus que prometteuse et que j’allais dévorer ce thriller. Malheureusement, ça ne s’est pas passé comme prévu et je me suis retrouvée face à une lecture moyenne.

Quand j’ai lu les premières pages je me suis dit que si le roman commençait comme cela, j’allais plus qu’aimer. On entre directement dans le vif du sujet, l’histoire des poupées arrive très vite, Hannah et Eva aussi, et je pensais que j’étais face à une histoire qui allait être haletante et riche en rebondissements. Malheureusement, plus j’avançais dans ma lecture, plus cette impression s’est estompée. J’ai trouvé que le roman perdait vite son rythme. C’était une impression en dents de scie. Parfois c’était très plat et je n’arrivais pas à accrocher à l’histoire, parfois il se passait quelque chose et ça décollait pendant un moment. Je dois tout de même avouer que la seconde moitié du roman m’a plus captivée que la première. Les révélations restent surprenantes, la fin du roman était vraiment à la hauteur de mes attentes et le sujet du livre dur mais intéressant. L’auteur aborde ici la maltraitance des enfants. Elle n’a pas peur d’entrer au cœur de ce sujet sans pour autant essayer de nous choquer, même si une telle affaire ne peut nous laisser indifférent.

Heureusement, j’ai su m’attacher aux personnages, ce qui m’a le plus donné envie de continuer Quand la neige danse. J’ai particulièrement apprécié Hannah Baxter. C’est une femme qui a plus d’une fois dû faire face à l’horreur mais qui malgré cela arrive à vivre, même si sa vie n’est pas totalement stable et légère. J’ai aimé voir comment elle s’investissait dans cette enquête, comment celle-ci la touchait et en même temps comment elle arrive à mettre de la distance pour faire au mieux son travail. Les autres personnages sont tout aussi attachants car Sonja Delzongle prend le temps de bien les développer au fil du roman. On les découvre petit à petit, que ce soit par des descriptions, leur manière d’agir ou des flash-backs. La psychologie est tellement bien mise en place qu’on a même du mal à détester  le vilain de l’histoire, on part plus dans l’idée de compréhension que dans l’idée de haine.

Une fois ce roman terminée j’ai eu besoin de me poser pour essayer de comprendre ce que j’avais ressenti. Je n’ai pas détesté, mais je n’ai pas aimé. Il y a pire, mais il y a mieux, voilà ma devise pour ce roman. Je suis quand même un peu déçue parce que je pensais vraiment que j’avais une perle entre les mains, malheureusement ça n’a pas totalement fonctionné avec moi. J’ai vu que Sonja Delzongle avait écrit Dust avant ce roman-ci, peut-être que je laisserai une chance à cette autre histoire un jour pour avoir, peut-être, un autre avis sur cette auteure.

Moyen Bon

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