Padre Cocaïne de Luc Vénot

CV1_Padre_Cocaine_EPUB_largeEdition : La Bourdonnaye

Prix : 6€99 (epub)/19€60 (papier)

Pages : 241 (epub)

Premier acte : sur ordre du Padre, Corto et Alban chopent Le Marseillais dans le sud du Portugal, où il se terre comme un rat, pour un rapatriement express à Paris.

Deuxième acte : mis en éveil par cette agitation, Figo, flic véreux et sadique, se lance sur la piste des ravisseurs et espère bien remonter jusqu’au parrain pour le faire cracher au bassinet.

Troisième acte : ledit parrain ordonne à Gilles, petit loser toxico, de retrouver sa nana, partie en cavale avec son bien, et de la lui ramener par la peau des fesses.

Quatrième acte : l’Évêque, un tueur en série au top de sa forme, égrène les cadavres sur son parcours comme autant de chapelets.

Dernier acte : quel est le rapport entre tous ces cinglés qui finissent par se retrouver les uns en face des autres ? Le rapport, c’est que chacun compte emporter le morceau.

Mais voilà, le morceau, Padre Cocaïne n’a aucune intention de le lâcher.

Une fois de plus, merci aux éditions La Bourdonnaye pour leur envoi et leur confiance ! Quand j’ai lu le résumé j’ai été super emballée. Puis j’ai vu que le livre comportait de l’humour mais surtout, la couverture. Et là j’ai énormément hésité à demander ce livre, dans la mesure où j’ai toujours fui le mélange du genre policier avec quelque chose de plus léger. Mais bon, je me suis dit que j’allais découvrir de nouveaux horizons et j’ai bien fait ! Ce fut une très chouette lecture.

Toutefois, j’ai eu beaucoup de mal à entrer dans le livre. Les premiers chapitres ne m’intriguaient pas, le style un peu léger de l’auteur ne me plaisait et je me suis plongée dans ce livre en me disant que ça allait être une lecture laborieuse. J’aurais peut-être abandonnée si c’était une lecture personnelle mais étant donné que c’était un partenariat je me suis donné un coup de pied aux fesses et ce fut une très bonne chose. Au bout d’un moment, je me suis prise au jeu, en particulier grâce aux différents points de vue. On le change à chaque chapitre, ce qui nous permet de suivre tous les personnages du roman, d’avoir un aperçu de toutes leurs actions. Il n’y a du coup aucune surprise pour nous sur certains point mais ça ne nous donne qu’une envie, avoir le fin mot de l’histoire et savoir qui va « gagner ». Ce qui m’a beaucoup aidé aussi, c’est mon côté psychopathe qui ressort, ce sont les scènes sanglantes. Eh oui, on ne me changera pas ! Elles ont été un point crucial pour moi, dans la mesure où j’ai eu l’impression qu’elles atténuaient le côté très léger de la narration qui me dérangeait dans un premier temps.

Le plus gros point fort du livre n’est pas le sanglant mais bien les personnages ! Ils sont tous bien distingués des uns et des autres et on ne peut s’empêcher de s’y attacher. Que ce soit Alban, le personnage un peu déboussolé qui a des séquelles de son passé et qui paraît un peu enfantin ou Francis, le « padre » qui décide de tout et revisite la justice à sa sauce, aucun ne nous laisse indifférent. L’auteur nous fait évoluer dans un univers qui n’a rien de rose et pourtant il y a un véritable attachement qui va d’une envie de prendre le personnage sous son aile à un véritable respect(… d’un truand. Oui oui). Cependant, il y a un léger bémol en rapport avec tout ce beau monde, on se perd dans les noms ! Bien sûr on s’habitue et au bout d’un moment cela va tout seul. Mais pendant un long moment j’avais beaucoup de mal. Surtout que certains personnages sont parfois qualifiés par deux noms différents… Ce n’était pas forcément la meilleure idée. Et en même temps, ça donne un air plus « naturel » à l’histoire. Un ami t’appellera par ton prénom mais un patron qui te test et n’a pas confiance en toi te qualifiera par ton nom de famille.

Comme je l’ai dit plus haut, ce fut une lecture très chouette. Ça débutait mal mais j’ai finalement adoré me plonger dans cet univers et surtout découvrir une nouvelle forme de policier, si je puis dire (du moins pour moi, qui ne met le nez que dans des policiers très dramatiques et sérieux). J’ai beaucoup aimé ce livre et il m’a permis de découvrir et de m’ouvrir à autre chose, mais je dois quand même précisé que je préfère mes thrillers beaucoup moins légers. Mais tout de même, ce livre m’a sorti de ma zone de confort et m’a donné envie d’aller plus loin, ce qui lui donne un gros plus !

Note : 16/20

Partenariat

Partagez !

2 thoughts on “Padre Cocaïne de Luc Vénot”

Laisser un commentaire