Sadako de Kôji Suzuki

9782266248709WEBTitre V.O : S (traduit par Yukari Maeda et Patrick Honnoré)

Edition : Pocket (parution le 12 novembre 2015)

Prix : 6€50

Pages : 284

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Takanori Andô, graphiste spécialiste de l’analyse d’image, reçoit une vidéo amateur montrant un suicide à l’intérieur d’un appartement banal. Son client souhaite déterminer s’il s’agit d’un véritable suicide ou d’une mise en scène de génie. À chaque visionnage de la vidéo, Takanori se rend compte que le cadre de l’image se décale très légèrement, permettant de voir jusqu’au visage du suicidé : Seiji Kashiwada. Ce dernier est un serial killer condamné à la peine de mort pour le meurtre de quatre fillettes, douze ans plus tôt, et dont l’exécution a eu lieu peu de temps auparavant…
Takanori se lance dans une enquête effrayante tandis que d’étranges phénomènes envahissent sa vie et celle de sa compagne.

« Après RING, la malédiction Sadako est de retour »… Ça fait rêver hein ? Moi ça m’a tout de suite interpelée. Le film Ring  et moi avons un lien tout particulier puisque c’est à cause de lui (ou grâce à lui, les points de vue divergent) que j’ai décidé de noyer mon malheur suite à une rupture très douloureuse dans les films d’horreur (en fait je ne dormais pas parce que je pleurais toutes les larmes de mon corps mais parce que j’avais peur que des psychopathes et des démons me tuent. Voilà voilà. C’est ridicule mais efficace). J’avais donc acheté il y a un bout de temps déjà l’intégrale Ring de Kôji Suzuki, que j’avais entamé avant Sadako mais vous n’aurez jamais de véritable avis dessus parce que j’ai abandonné. Pour la faire courte, le film m’a mis une sacré trouille et j’espérais vraiment que le livre aurait à peu près le même effet mais je n’étais même pas stressée en lisant. Enfin ! Les éditions Pocket m’ayant envoyé Sadako, je ne voulais pas le laisser traîner ou même ne jamais l’ouvrir. D’ailleurs je crois que je les remercierai jamais assez pour tous les romans qu’ils m’envoient alors encore une fois, merci !

Malheureusement Sadako m’a posé les mêmes problèmes que Ring, mais j’ai tout de même réussi à aller au bout parce que je me suis attaquée à un petit roman et pas une énorme brique d’un peu plus de 1000 pages. Kôji Suzuki n’a pas changé sa manière d’écrire entre deux sa première trilogie et cette suite, j’ai donc encore eu du mal à entrer dans l’intrigue, quoique ça a tout de même été plus simple ici. Kôji Suzuki essaie de faire passer le plus d’informations possible par les dialogues et non les actions. Un bon retournement de situation et des sursauts sont bien plus efficaces. Bien sûr, tout ne peut pas passer dans l’action mais il faut savoir équilibré les choses, ce n’est pas une impression que j’ai eu ici. Toutefois, j’avais eu un espoir puisque j’avais réussi à entrer dans le livre au début du livre. Le prologue m’avais intrigué, les premiers chapitres m’avaient rendue curieuse et tout est retombé… Pour moi, Kôji Suzuki ne sait absolument pas garder l’attention de ses lecteurs. Il sait les titiller un peu mais ça ne va plus loin.

Une fois de plus, je n’ai pas eu peur non plus. Pas de poils qui se hérissent, pas d’insomnie, pas de tension, rien de rien chez moi. Plus le récit avançait plus je le trouvais improbable, j’en aurais presque eu mal au crâne. L’auteur a décidé de prendre tous les clichés des livres du genre et de les assembler pour en faire son dénouement, très peu pour moi. Mais ce n’est pas tout, puisque Kôji Suzuki a aussi eu la délicatesse de nous résumer Ring, avec, en bonus, les chiffres qui tournent autour de son livre. Le résumé ne m’a pas dérangé en soi, soit vous avez lu les livres dans l’ordre et ce n’est qu’une répétition de plus, soit le travail est mâché. Mais le déferlement de chiffres… Est-ce que l’auteur, fier de son travail, veut nous rappeler son succès, est-ce que c’est inventé, j’avoue ne pas avoir vérifié, par contre je peux vous dire que j’étais totalement ahurie. Je crois que c’est ce qui m’a le plus marqué du roman, malheureusement.

Vous l’aurez compris, je ne suis absolument pas fan de cet auteur. Je n’ai vu qu’un seul film donc je ne connaissais l’histoire que du premier tome mais cela m’en avais fait attendre tellement de cette saga ! Peut-être un peu trop, du coup… Cette lecture, ainsi que la trilogie qui la précède sont donc à oublier pour moi. Heureusement, à l’heure où je parle, je peux vous dire que ma lecture suivante a été bien meilleure !

Mauvais

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1 thought on “Sadako de Kôji Suzuki”

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