Thérèse d’Arthur Schnitzler

41XPHN6VEXLTitre V.O : Therese (Traduit par Dominique Auclères)

Edition : Le livre de poche (Parution en 1928)

Prix : / (il n’est plus édité, seulement de l’occasion)

Pages : 281

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Le tramway s’ébranla. Casimir, immobile d’abord, agita la main en signe d’adieu. Thérèse ne répondit pas. Elle ne souriait plus. Grave, lointaine, elle suivait du regard la silhouette de cet homme qui s’éloignait lentement. La neige tombait doucement à gros flocons. Les rues paraissaient désertes. Celui qui, pendant vingt ans, avait été Casimir Tobisch, disparaissait à ses yeux, comme il disparaissait de sa vie ; le père de son enfant n’était plus pour elle qu’un homme entre cent mille, qu’un inconnu dont elle ignorait le nom.

Cela fait un an que j’avais ce livre dans ma PAL parce que je devais le lire pour un cours. Ayant repris mes études en recommençant ma seconde année de lettres modernes, il a fallu qu’il revienne en lice un jour et ça y est, il est sorti ! Quand mon prof nous en a parlé, il m’a tout de suite donné envie, ce n’était donc pas une corvée à la base de le lire. Finalement, ma lecture est mitigée. Il y a du bon comme du mauvais et je ne pourrai pas vous dire de quel côté penche la balance.

On commence par le commencement, j’avais toujours un mal fou pour me motiver à lire. Dans un premier temps, ce n’est pas le contenu du livre qui m’a gênée mais l’objet livre en lui-même. Le livre est tout petit, pas très épais mais le texte est tellement petit et serré à l’intérieur et la couverte est tellement moche que l’on n’a pas envie de mettre le nez dedans. Je ne sais pas ce qui est passé dans la tête du Livre de poche en choisissant cette couverture, mais heureusement qu’ils l’ont changé par la suite ! Ensuite, j’avais du mal à m’y mettre parce que le livre ne me passionnait pas, tout simplement. Une fois dedans, je ne soufflais pas et j’appréciais ma lecture, malgré le fait que tout n’est pas été à mon goût, mais il fallait vraiment que je me mette des gifles pour m’y mettre. La phrase clef de ma lecture est « il y a pire, mais il y a mieux ». Thérèse n’est pas un roman qui m’a transportée. On se laisse tout de même prendre dans l’intrigue parce qu’on a envie de savoir ce qu’il va se passer pour Thérèse et de découvrir, ou nous replonger, dans les mœurs de l’époque. Je pense que vous l’aurez compris, tout le long on suit une jeune femme nommée Thérèse et celle-ci n’est pas du tout épargnée. Il lui arrive toujours quelque chose et sa vie n’est qu’une succession d’échec plus ou moins fulgurants. C’est intéressant de suivre cette histoire mais aussi de voir les réaction de la jeune femme et voir comment elle doit gérer ses fautes au milieu d’un monde plein de conventions et qui ne laisse rien passer. Cependant, je ne suis pas non plus hyper emballée. Oui, on se demande ce qui va se passer pour la pauvre Thérèse et on veut savoir comment ça va se terminer mais d’un autre côté le roman manque d’action. Ce n’est pas un problème en soi, il y a de très bons romans sans vraiment de mouvements et de rapidité. Le vrai problème est que je n’ai pas accroché au style. Ce n’est pas mal écrit, loin de là. Mais je n’ai absolument pas été transportée, Arthur Schnitlzer ne m’a absolument pas charmée.

J’ai aussi un avis très mitigée en ce qui concerne Thérèse. On la voit évoluer sur des années et sur cette longue durée je n’ai pas arrêté de changer d’avis sur elle. D’un côté je la trouvais forte et combative. Je trouvais qu’elle savait encaissée les coups et qu’elle trouvait toujours les bonnes initiatives pour se sortir des difficultés et avancer dans la vie. Mais il y avait aussi des moments où elle ne faisait que se plaindre et baisser les bras et j’avais beaucoup de mal à le supporter. Vu ce qu’elle traverse, on se doute bien qu’elle a le droit a un peu de compassion et elle a le droit de baisser les bras de temps en temps mais sa façon de se complaindre me tapait sur les nerfs. Peut-être est-ce à cause du style ou  j’ai juste un léger soucis de compassion mais la chose est là, un coup j’admirais Thérèse et un coup elle me pompait l’air.

Pour tout vous dire, je n’ai plus grand chose à vous dire sur ce roman. Je trouve ça dommage qu’un roman m’ait aussi peut marquée mais c’est comma ça, que voulez-vous… Au moins j’aurai tenté l’expérience et j’aurai découvert ce petit classique dont on entend si peu parler.

Moyen Bon

 

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2 thoughts on “Thérèse d’Arthur Schnitzler”

  1. C’est seulement ce soir que je pense à venir lire ta chronique, je me l’étais interdit avant de l’avoir lu. Autant dire que mon avis est similaire au tiens. Le personnage de Thérèse est comme une bête de foire, elle attise la curiosité et on veut savoir si elle va totalement sombrer ou bien remonter sur son pied d’estale. Mais finalement, il ne se passe jamais rien de transcendant. Mitigé, devrait être sous sous-titre…

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