THRILLER – Une Putain D’histoire de Bernard Minier

couv40283947Edition : Pocket

Prix : 8€20

Pages : 592

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Une île boisée au large de Seattle…

« Au commencement est la peur. La peur de se noyer. La peur des autres, ceux qui me détestent, ceux qui veulent ma peau. Autant vous le dire tout de suite : Ce n’est pas une histoire banale. Ça non. c’est une putain d’histoire. Ouais, une putain d’histoire… « 

 

Depuis que j’avais découvert Glacé j’avais très envie de découvrir d’autres romans de Bernard Minier. Je pensais que le prochain que je lirai serait Le cercle, la suite de Glacé. Mais les circonstances ont fait que Pocket m’a envoyé celui-ci. Merci beaucoup à eux de m’envoyer des romans qui sont parfois aussi attendus en poche que celui-ci, même si Une putain d’histoire n’a pas été une lecture de folie.

Dans un premier temps, j’ai pris un temps fou à rentrer dedans. Pour avoir déjà lu un autre livre de l’auteur, je sais qu’il aime prendre son temps. Sauf que ce début était bien trop long à mon goût. Heureusement, le roman a doucement remonté la pente et j’ai finalement su entrer dedans. Malheureusement, cette lecture a finalement été en dents de scie. Ça a commencé très difficilement puis je n’arrivais pas à décrocher, puis ça retombait et ça remontait… Je n’étais jamais constante. L’auteur savait capté mon attention, glisser un détail, un nouvel élément qui nous tenait en haleine. Cependant, l’auteur usait aussi ce nouvel aspect jusqu’à la corde et finalement ma lecture devenait ennuyante jusqu’à la prochaine révélation.

Je n’ai aussi pas du tout accroché avec les personnages. Aucun n’a retenu mon attention, aucun ne m’a vraiment fait sortir de mes gonds ou attachée… Ils se démarquaient tous les uns des autres, on ne les confondait pas, mais aucun ne sortait vraiment du lot. Cela me donnait de moins en moins envie de me plonger dans le roman. Je m’en suis détachée petit à petit et je n’avais qu’une hâte, finir ce livre au plus vite ! Malheureusement, l’auteur ne l’entendait pas de cette oreille et quand il n’y en avait plus, il y en avait encore ! J’ai trouvé le dénouement à la fois à rallonge et à la fois bâclé. A rallonge parce que l’auteur n’a pas pu s’empêcher d’ajouter des révélations qui pour moi ont semblées très superflues. Bâclée parce que je trouvais que la résolution de l’enquête était bien trop simple. On prend un coupable, on ajoute des éléments qui n’étaient jamais là et on fait comme si les personnages avaient soudainement une révélation à leur sujet et TADAAA ! Non. J’ai plutôt trouvé que l’auteur s’est tellement perdu dans la recherche des secrets de certains personnages qu’il en a oublié le point crucial de son roman et qu’il a sauvé les meubles comme il a pu. Globalement, j’ai eu l’impression que le livre manquait d’une base solide pour que l’intrigue reste correctement construite.

Je pense que vous l’aurez compris, Une putain d’histoire est une petite déception. L’auteur a développé trop de choses pour un one-shot, ce qui m’a perdue et a rendu le livre trop long. Il y a énormément de passages qui auraient pu sauter, ça n’aurait pas desservi l’intrigue. Ce n’est pas pour autant que je ne lirai plus d’autre romans de Bernard Minier, bien au contraire ! Je vais laisser couler celui-ci et je vais me centrer sur sa trilogie qui commence sur un très bon premier tome et me donne très envie. J’ai d’ailleurs plutôt hâte de lire Le cercle, pour repartir dans de bonnes dispositions avec l’auteur.

Pas terrible

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