Total War Rome, tome 02 : L’épée d’Attila

9782266262804Titre V.O : Total War Rome, book 2 : The sword of Attila (Traduit par Béatrice Guisse-Lardit)

Edition : Pocket (Parution le 14 janvier 2016)

Prix : 7€70

Pages : 401 (avec les suppléments de l’auteur)

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439 après J-C, Rome est au bord du gouffre. En proie à la corruption et la déliquescence morale, l’Empire risque de perdre sa précieuse Carthage et, pire encore, le contrôle de la Méditerranée. Mais un danger beaucoup plus grand se présente à l’est ; une puissance barbare née dans les rudes steppes d’Asie, des guerriers d’une férocité inouïe qui balaieront tout sur leur passage dans leur soif de conquête : l’armée d’Attila le Hun.
Alors que la plus terrible des batailles se prépare, le salut de l’Empire repose sur un petit groupe d’hommes. Inspirés par un glorieux passé, ils se lancent dans une mission d’une audace étonnante pour s’emparer du symbole de guerre le plus puissant jamais forgé par l’homme : l’épée sacrée d’Attila.

Je me suis lancée dans ce roman sans rien connaître du jeux vidéo Total War, je trouvais ça juste chouette de lire un livre annoncé comme un thriller qui se passait à une époque aussi reculée. Merci Pocket de m’avoir permis de me lancer dans ce genre d’histoire, je n’en avais jamais vu. Du moins je n’avais vu de thriller qui se passait entièrement vers la fin de l’Antiquité/début du Moyen-Age, il y avait toujours des allers-retours entre le passé et le présent dans ceux que j’ai déjà eu l’occasion de découvrir. J’avais hâte et en même temps peur de me lancer dans ce roman mais il a bien fallu sauter à l’eau et ça a fait un énorme plouf dans le fond de l’océan… Je n’ai pas tout rejeté dans ce roman mais il est clair que ça n’a pas fonctionné entre lui et moi.

On va commencer par les points positifs avec un détail qui a tout de même son importance, je n’ai pas du tout eu de difficultés à lire ce livre malgré que ce soit un deuxième tome. Quand j’ai lu le résumé l’intrigue ne me semblait pas liée à celle du premier tome et j’avais raison, du coup ça m’a conforté dans l’idée de tenter ma chance avec ce roman. Malgré de longs chapitres je n’ai donc eu aucun mal à me mettre dans le livre puisqu’il n’y avait pas de facteurs inconnus qui entraient en jeu. J’ai aussi beaucoup aimé le côté historique. David Gibbins est un passionné d’histoire, il en a fait son métier puisqu’il est archéologue et ça se sent ! Les annexes du livres sont très complètes pour nous aider à mieux comprendre ce qu’on a lu mais on sent aussi en lisant le roman qu’il comprend et tient son sujet à la perfection. Malgré le côté romancé, j’avais l’impression de vraiment apprendre des choses, de vraiment mieux comprendre les enjeux de l’époque décrite dans le roman.

Malheureusement, il y a aussi pas mal de choses qui n’ont pas été.Tout d’abord, j’ai trouvé que le roman a pris du temps à démarrer. Le prologue m’avais vraiment intriguée et j’avais vraiment hâte de découvrir le reste, ça me semblait très prometteur. Malheureusement, mon excitation est très vite retombée parce que le roman prend un temps fou à démarrer. Dans un premier temps, malgré le titre Total War Rome j’étais persuadée que l’on allait suivre Attila, ce qui n’est pas très logique, il m’a donc fallu deux chapitres pour digérer cela. Mais bon, ce n’est pas LE truc qui a fait que ça n’a pas fonctionné entre ce roman et moi, c’est vraiment la longueur. Oui, il se passe des choses, je ne vais pas vous mentir, mais j’ai l’impression que l’auteur a étiré son histoire pour essayer de caser un maximum de points historiques. C’est là pour moi le vrai fond du problème, j’ai eu l’impression que ce livre était un peu trop scolaire dans l’écriture et la construction de l’histoire. D’un côté c’est une bonne chose, bien sûr, apprendre c’est cool ! Mais d’un autre côté ce n’étais pas du tout ce que je recherchais en choisissant de recevoir ce roman. Quand on me parle d’Attila je vois de l’action, de la peur, du sang et je n’ai eu que du sang.

Moi qui me disait que je tenterai d’autres romans de David Gibbins, je pense avoir malheureusement changé d’avis pour l’instant. Je ne dis pas que je n’en lirai plus jamais car son roman Atlantis me tente follement, mais il est clair que ce n’est pas encore maintenant que je vais me pencher à nouveau sur cet auteur. Je n’ai pas détesté L’épée d’Attila mais je n’ai pas non plus aimé. Je conseillerais peut-être ce livre aux adeptes du jeu Total War ou pourquoi pas aux plus jeunes qui s’intéressent à l’histoire (mais pas trop jeunes non plus).

Pas terrible

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3 thoughts on “Total War Rome, tome 02 : L’épée d’Attila”

  1. Tu aurais dû commencer par Détruire Carthage qui est vraiment très bon.
    Atlantis est un vrai thriller, passionnant.
    La série des Jack Howard est excellente, chaque volume te menant vers le suivant…

      1. Ça y est, je l’ai lu.
        Je comprends ta déception. Je pensais aussi qu’on suivrait Attlia. (Je n’avais pas lu les points négatifs de ta chronique pour ne pas être influencé. Maintenant je partage 🙂 )
        En fait, comme il s’agit de Rome, on suit le destin de Rome et non de l’adversaire. Encore une fois, Gibbins met bien dans le bain. Les aspects historiques sont bien respectés.

        A ce niveau Détruite Carthage répond aux attentes puisqu’on suit Scipion Emilien.

        Il s’est fait plaisir en jouant d’une part sur l’époque d’Arthur, Ve ou VIe siècle, et en transformant un hérétique en Merlin. Mais bon, ça passe bien.

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