ART THÉRAPIE – Vers La Beauté de David Foenkinos

Comment aurais-je pu passer à côté du dernier roman de David Foenkinos ? Je ne savais même pas de quoi il parlait et pourtant, je me suis ruée dessus très très vite. Comme d’habitude, ma lecture fut un coup de cœur du début à la fin.

Antoine Duris est professeur aux Beaux-Arts de Lyon. Du jour au lendemain, il décide de tout quitter pour devenir gardien de salle au Musée d’Orsay. Mathilde Mattel, DRH du Musée, est rapidement frappée par la personnalité de cet homme taciturne, mystérieux, spécialiste de Modigliani, qui a choisi de s’effacer dans une fonction qui ne correspond pas à ses compétences reconnues. Antoine est affecté à la salle des Modigliani, et Mathilde le surprend parfois à parler à mi-voix au portrait de Jeanne Hébuterne, la fiancée du peintre au destin tragique. Il fuit tout contact social, même si Mathilde ne le laisse pas indifférent. Personne ne connaît les raisons de cette reconversion ni le traumatisme qu’il vient d’éprouver. Pour survivre, cet homme n’a trouvé qu’un remède, se tourner vers la beauté. Après Charlotte, David Foenkinos nous entraîne une nouvelle fois dans le monde de l’art, de la peinture et de ses puissances. Derrière le secret d’un homme, on comprendra qu’il y a un autre destin, celui d’une jeune femme, Camille, hantée par un drame, et qui elle-aussi tentera de survivre grâce à la création et à la recherche de la beauté.

Vers la beauté est un roman qui m’a bouleversée. J’ai ressenti énormément de choses durant ma lecture, ça a vraiment été très intense. J’avais énormément d’empathie pour les personnages et la justesse de l’écriture de l’auteur fait que les émotions sont très fortes. Chaque mot était pour moi d’une réelle justesse, ils retranscrivaient à la perfection les pensées et les sentiments des personnages. Ce n’est d’ailleurs pas mon envie de lire le roman qui a rythmé ma lecture mais bien l’intrigue et l’écriture. Je lisais parfois très vite, mais parfois beaucoup plus lentement car j’avais l’impression que si je tournais les pages avec frénésie, j’allais totalement brusquer les personnages, qu’ils allaient encore plus souffrir si je me dépêchais de lire. Mes émotions étaient également contenues lors de ma lecture. Je l’avoue, les larmes ont coulé, mais seulement une fois le livre terminé. Je l’ai terminé en pleurant en silence car j’avais le sentiment que de gros sanglots dérangeraient les personnages, que la douleur qui m’avait envahie allait empiété sur leurs sentiments et qu’ils ne pourraient pas avancer comme ils l’entendent.

Et je n’avais pas envie de les faire souffrir car les personnages sont tous très attachants. J’ai adoré suivre Antoine, qui m’a beaucoup plu mais aussi beaucoup intriguée. On ne sait que très tard pourquoi il décide de changer radicalement de vie, on se pose mille questions en commençant le roman. Mais celle qui m’a vraiment touchée est Camille. Cette jeune fille m’a parue très attachante dés son arrivée dans l’histoire et j’ai très vite eu envie de la prendre sous mon aile. Le drame qui la touche m’a bouleversée, je ne m’attendais vraiment pas à me retrouver face à ça. D’un autre côté, j’ai eu l’impression qu’avec une histoire pareil, David Foenkinos donnait un pouvoir aux personnes vivant les mêmes choses. En décrivant le mal-être de Camille, il nous permet de nous rendre compte de la souffrance éprouvée, du traumatisme. Il donne envie d’agir.

Je pense que vous l’avez compris, Vers la beauté est un roman qui vaut vraiment le détour. C’est un véritable petit bijou qui nous fait passer par tout un tas d’émotions, c’est captivant, une vraie merveille. Comme chaque livre de David Foenkinos que je lis je vous le recommande chaudement. De plus, chose rare, j’ai eu envie de m’ouvrir au monde de l’art après avoir lu ce roman. Ma prof d’arts plastiques au collège m’avait totalement dégoûtée et David Foenkinos a su me redonner envie d’aller flâner parmi les œuvres d’art, de voir ce monde avec un œil nouveau. C’était un sentiment qui avait commencé à fleurir après ma lecture de Charlotte, et Vers la beauté n’a fait que l’amplifier.

 

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