CINÉMA/ÉPOUVANTE – IT 2017

CA Y EST ! Après des années d’attente j’ai enfin pu voir la nouvelle adaptation d’un des plus célèbres et des plus appréciés des romans de Stephen King. Il faut savoir que j’ai soigné ma coulrophobie dans le seul but d’aller voir ce film au cinéma et c’était en 2015. Je vous laisse donc faire le calcul et constater par vous-même à quel point l’attente a été longue et pesante. Mais je suis enfin passée de l’autre côté de la barrière, j’ai vu Ça. Et j’ai adoré Ça. Je suis ressortie du cinéma avec des étoiles plein les yeux et une envie folle de le revoir très vite.

Je vais essayer d’y aller par thème dans cet article, et je vais commencer par l’histoire. Pas mal de choses ont été changées pour cette adaptation, mais rien qui ne m’ait choquée, le plus grand changement étant bien évidemment le décalage dans le temps. Malgré ces changements, je ne me suis pas sentie perdue, je n’ai pas eu l’impression que le roman avait été dénaturé. J’ai aimé voir une histoire à la fois familière et en même temps toute nouvelle naître sous mes yeux. Ça c’est aussi toute une atmosphère angoissante qui nous prend dés le début. Au bout d’à peine quelques secondes je me suis dis « oui, on est dans une adaptation de Stephen King ». Je me sentais comme à la maison soudainement, juste avant que l’angoisse ne s’empare de moi. J’ai aussi beaucoup ri et été de nombreuses fois attendries devant ce film, mais le sentiment prédominant restait l’angoisse. Je ressentais les mêmes sensations que durant la lecture du roman, à savoir un malaise croissant. Le réalisateur a insérer pas mal de jumpscares et si beaucoup de monde trouve ça bateau, c’est quelque chose qui a toujours fonctionné, et fonctionne encore sur moi. Dés que la tension grimpe, que les plans et la musique changent subitement, je me mets à avoir peur comme un gros bébé. J’étais de plus en plus mal à l’aise au fil du film mais en même temps, très heureuse de voir que le pari était réussi.

Et s’il a bien une chose que j’ai retrouvée, c’est ce sentiment d’appartenance au club des Ratés. Une fois ma lecture terminée, ils m’avaient manqué et les retrouver sur grand écran c’était comme retrouver de vieux amis. J’avais un peu peur de ne pas aimé ce nouveau club des Ratés mais ça a finalement très bien fonctionné. En regardant les bandes annonce, j’avais du mal à me faire à leurs nouveaux visages, à retrouver qui était qui mais finalement, je les ai adoré. Toutefois, certains ce sont plus démarqués que d’autres à mes yeux. Tout d’abord, mon petit favori pour cette adaptation, Eddie. J’ai adoré sa façon de répliquer, sa manie de toujours rappeler la liste des horribles maladies qui menacent leur fragile santé à chaque instant. Malgré sa peur évidente de tomber malade, il reste un personnage très vif et très courageux. Et comme presque tout le monde, Beverly s’est très vite démarquée pour moi. J’ai trouvé que l’actrice avait parfaitement saisi la personnalité de la jeune fille, qu’elle avait réellement su lui donner vie. Le dernier qui m’a marquée, c’est Richie. Je ne suis pas spécialement fan de lui; il m’a souvent fait rire mais surtout agacée avec ses remarques qui tombaient toujours au mauvais moment. Néanmoins, encore une fois, c’est le Richie du roman et c’est pour ça qu’il m’a marquée.

Il est désormais temps de passer à ce dont je meurs d’envie de vous parler depuis le début de cette chronique, je parle bien évidemment de Grippe-Sou ! Il faut savoir que j’ai fait la connaissance du premier Grippe-Sou (Tim Curry) très très jeune, bien malgré moi, et que cela m’avait traumatisée. Et malgré une coulrophobie envolée, il arrivait encore à me faire frissonner. J’étais, et je reste, très attachée à ce Grippe-Sou très coloré et dérangeant, mais j’avais aussi extrêmement hâte de voir ce que Bill Skarsgärd avait dans le ventre. Le verdict est tombée : ce nouveau Grippe-Sou est parfait ! On retrouve son côté séducteur auprès des enfants, son don pour les mettre en confiance et les attirer, mais il peut tout d’un coup révéler son côté monstrueux et impitoyable. Mais même sous son meilleur jour, il reste très dérangeant. Grippe-Sou peut passer d’un état à autre très rapidement, ce qui le rend angoissant en permanence. Dés qu’il apparaît, il y a un mal-être qui nous prend parce qu’on ne sait jamais ce qui nous attend. Même lors du passage le plus anodin, si Grippe-Sou approche, tout peut arriver.

Je n’ai qu’une envie, revoir ce film le plus vite possible. Il est directement passé dans mon top 03 des meilleures adaptations des œuvres de King, j’y ai retrouvé tout ce que je voulais retrouver. Et même si je devais émettre un petit bémol (que je ne dévoile pas ici car il pourrait être vu comme un spoil), je reste fascinée par ce film. Concrètement, je ne sais pas ce que vous attendez pour aller le voir.

Laisser un commentaire