CLASSIQUE/DRAME – Notre-Dame de Paris de Victor Hugo

ÉDITION : Le Livre de Poche

PRIX : 4€60

PAGES : 478 (hors dossiers)

Dans le Paris du XVe siècle, une jeune et superbe gitane appelée Esméralda danse sur le parvis de Notre Dame. Sa beauté bouleverse l’archidiacre de Notre-Dame, Claude Frollo, qui tente de l’enlever avec l’aide de son sonneur de cloches, le malformé Quasimodo. Esmeralda est sauvée par une escouade d’archers, commandée par le capitaine de la garde Phoebus de Châteaupers…

Notre-Dame de Paris et moi c’est une très grande histoire d’amour. Ma meilleure amie, de 08 ans mon aînée (je t’aime, désolé pour le coup de vieux soudain), devait impérativement me la raconter à chaque qu’elle me voyait. Et quand j’ai eu l’âge et l’envie de lire le roman par moi-même… J’ai attendu des années avant de le faire ! Il faut dire que Victor Hugo ne nous facilite pas la tâche mais cessons de bavarder, entrons dans le vif du sujet !

Tout d’abord, sans grande surprise, j’ai adoré ma lecture. Elle n’a pas été des plus simples mais je suis très heureuse d’avoir enfin découvert ce roman. Je reste concentrée sur l’histoire en elle-même pour l’instant et comme depuis toujours, elle m’a fascinée. C’est une intrigue lugubre, éprouvante mais on ne peut s’empêcher de toujours vouloir y replonger. Et j’avais envie d’y retourner, en particulier parce que je m’attachais beaucoup aux personnages, surtout à Quasimodo. J’ai toujours eu un feeling particulier avec ce personnage et ça n’a pas changé en lisant le roman. J’ai aussi beaucoup aimé le personnage de Claude Frollo, de par sa complexité. Sa vie très linéaire se retrouve subitement bouleversée et j’étais totalement envoûtée par le chemin qu’il prenait. J’ai une fois de plus été transportée par les mots de Victor Hugo et ce roman n’a fait que renforcer mon amour pour cet auteur.

L’univers médiéval est aussi un des grands atouts de cette œuvre. Dans un premier temps parce que j’adore quand une intrigue prend place à cette époque, mais surtout parce que la saleté des rues à l’époque, la misère ambiante, ajoute quelque chose de glauque à l’histoire, renforce notre malaise parfois.

Mais Notre-Dame de Paris n’est pas non plus le roman parfait à mes yeux. Tout d’abord, ce n’est pas un défaut mais ça a clairement joué sur ma lecture, le style d’Hugo. Notre-Dame de Paris est un des rares classiques qui m’a donné du fil à retordre et même si j’adorais ce que je lisais, l’envie d’y retourner n’était pas toujours là. En effet, je rêvais d’une lecture plus simple, qui me transporte sans difficulté et ce n’était absolument pas le cas. De plus, dans un soucis du détail, l’auteur évoque énormément de moments historiques, de lieux, de personnages, au point que j’en ai parfois eu le tournis. Il faut d’ailleurs s’accrocher car le début du roman est loin d’être des plus simples.

La dernière chose qui m’a un peu pris la tête, ce sont les descriptions. J’ai passé tout un livre du roman car je n’en pouvais plus. J’ai appris qu’elles tenaient à cœur à Victor Hugo mais je n’arrivais pas à m’y plonger. Pourtant, je ne suis pas de celles qui détestent les descriptions, je les pense vitales pour une immersion totale mais parfois, avec Notre-Dame de Paris, c’était l’overdose. Je trouvais que ça venait plomber le roman.

A contrario, les réflexions qu’a parfois incrustées l’auteur m’ont beaucoup plu. Je pense en particulier à celle sur la place de plus en plus grande de la littérature avec l’arrivée de l’imprimerie et l’opposition des livres à l’architecture. Ce fut une grande pause dans le roman et pourtant, je ne voulais pas en perdre une miette.

Ce n’était pas une lecture de tout repos mais je suis très heureuse et très fière d’être arrivée à bout de ce roman. Notre-Dame de Paris est sûrement LE classique de ma vie, qui me suit depuis des années et des années et c’est un bonheur d’avoir enfin découvert l’œuvre originale. Je sais déjà que ce n’était pas ma seule lecture et il me tarde de me replonger dans cette histoire un jour.

 

 

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