CLASSIQUE/DRAME – Le Destin d’Anna Pavlovna d’Alekseï Polemski

ÉDITION : Ateliers Henry Dougier

PRIX : 17€90

PAGES : 243

Années 1850, époque du tsar Alexandre II, dans l’intimité de la petite noblesse provinciale russe.
L’héroïne, Anna Pavlovna Manovskaia, dépérit dans sa propriété aux côtés d’un mari brutal et caractériel, Mikhaïlo Egorytch Zador-Manovski, lorsqu’un homme ressurgit de son passé et vient bouleverser son destin…

Quand j’ai vu ce roman débarqué dans mes mails, avec une proposition de service presse, j’ai un peu halluciné mais j’étais aussi plus que partante ! Ce classique russe qui m’étais totalement inconnu me faisait extrêmement envie, surtout parce que le communiqué de presse mentionnait Anna Karénine et que ce roman fait parti de mes favoris de tous les temps.

J’ai très vite été emportée dans cette histoire. A peine les premières pages commencées je ne voulais plus m’arrêter de lire. L’auteur prend le temps de présenter ses personnages et le contexte mais la froide Russie du XIXè siècle me fascine tellement que je n’ai eu aucun mal à me mettre dans le bain. De plus, le roman est très court, ce qui signifie qu’une fois l’intrigue lancée, elle ne s’arrête pas.

De plus, je me suis très vite attachée au personnage d’Anna Pavlovna, tout autant que son mari me sortait par les yeux. J’ai très vite ressenti la détresse de cette femme et je voulais vraiment la voir s’en sortir. Chaque petit bonheur qu’elle vivait me réjouissait autant qu’elle et chaque coup dur me rendait aussi triste qu’elle. Malheureusement, ce sont surtout les coups durs qui régissent sa vie. Cependant, malgré mon empathie, les drames permettaient de redonner un coup de fouet à l’histoire, ce qui les rendait aussi extrêmement intéressants.

En effet, si j’ai accepté de lire ce livre, c’est bien pour son côté sombre. Je suis une très grande fan de drames, et celui-ci a été des plus plaisants. Néanmoins, je dois émettre un bémol, on ne suit pas Anna Pavlovna aussi fréquemment que je me l’étais imaginée, aussi fréquemment que ne le titre le suggère. Il est vrai que tout ce que l’on suit tourne autour de sa vie et ses histoires, mais j’aurais tout de même préféré la suivre d’un peu plus près. Il y a certaines fois où j’aurais aimé savoir ce qu’elle devient, mais l’auteur passait à un autre personnage et on ne retrouvait Anna qu’après un bon dans le temps, ce qui me laissait parfois avec des questions sans réelles réponses.

Toutefois, globalement, j’ai totalement adoré ce livre. J’ai été absorbée du début à la fin, j’ai dévoré un très grand nombre de pages en une seule fois, ce qui a aussi permis de me redonner un vrai rythme de lecture, mais aussi de me redonner le goût des classiques, ce que j’avais un peu perdu à cause de la fac. Si vous voulez une entrée en matière dans la littérature russe, je pense que Le destin d’Anna Pavlovna pourrait très bien faire l’affaire. Je suis très heureuse d’avoir eu une proposition de service presse pour ce roman, car sinon je serais certainement passée à côté.

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