Rage de Stephen King

couv53503133Titre V.O : Rage

Edition : J’ai lu

Prix : aléatoire, il n’est plus édité

Pages : 251

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Charles Decker est, en apparence, un petit lycéen américain bien tranquille. Mais, entre un père violent qu’il déteste et une mère fragile, il rage a froid. Un jour, cette rage éclate et il abat, d’un coup de revolver, sa prof de maths. Puis, il s’empare du pouvoir, autrement dit, il prend sa classe en otage. Il va alors contraindre ces condisciples a se livrer a un déballage furieux, a se débarrasser de toutes les haines accumules en secret : contre les parents, la société corrompue, l’école pourrie, la lâcheté et l’incompréhension des adultes.

A la suite d’une grande révélation dans ma vie comme quoi Stephen King allait mourir un jour et en ayant peur de voir les prix des livres qui ne sont plus édités grimper en flèche, j’ai acheté Rage en catastrophe car il m’intriguait beaucoup et je voulais le trouver à un bon prix. Certaines lectures sont passés avant mais il a toujours hanté mes pensées et ce fut avec un réel plaisir que je me suis plongée dedans, enfin !

Rage est bien différent de ce que Stephen King a  l’habitude d’écrire et d’un autre côté, pas vraiment. Ici, il ne s’agit pas de nous faire peur avec des monstres ou des fantômes. L’auteur nous dépeint une situation réelle, qui aurait pu se passer et qui s’est passé puisque les fusillades et les prises d’otage dans un lycée ne sont pas purement fictives, malheureusement. Toutefois, King s’est concentré sur l’aspect psychologique de la situation et non pas la violence. Bien évidemment, on ne passe pas à côté de certaines scènes brutales mais elles ne font qu’illustrer l’histoire, si je puis dire, on n’est pas dans la provocation. Cela m’a plu car King est vraiment parti vers un récit réaliste qui ne nous est plus inconnu. Il est resté dans la subtilité en se concentrant sur la manière de penser de Charles et sur le syndrome de Stockholm, ce qui n’empêche pas d’avoir un récit sous tension tout du long et que la peur d’un dénouement tragique ne nous tenaille pas.

Bien évidemment, dans une prise d’otage il y a le ravisseur mais aussi… Les otages (Merci Céline !). Ils ne sont pas mis de côté dans le roman et vont développer, comme dit un peu plus haut, le syndrome de Stockholm. C’est le premier roman que je lis qui l’aborde et j’ai trouvé ça très intéressant. Plus on tourne les pages et plus on oublierait presque qu’on est en plein milieu d’une prise d’otage. Cependant, le rappel à l’ordre pour le lecteur n’est jamais loin et, une fois le roman fini, j’ai plus pensé à une sorte de purgatoire plutôt qu’à une bande de copains qui parleraient de leurs erreurs et leurs traumatismes passés. Je pense que Stephen King a vraiment réussi son pari concernant ce sujet. J’ai trouvé ça bien développé, j’arrivais à faire abstraction de la prise d’otage parfois, jusqu’au dénouement de celle-ci qui a été totalement inattendu pour moi. Je me doutais qu’il se passerait quelque chose de violent, que ce ne serait pas simple mais je ne m’attendais pas à ce que j’ai lu.

Encore une fois, Stephen King a réussi à mettre le doigt sur un vrai problème de notre société et à nous faire réagir sans nous provoquer et nous choquer. Il est très difficile de lâcher ce livre car on veut absolument savoir le fin mot de cette prise d’otage, et King a réussi à me faire peur sans user de ses atouts habituels, les fantômes, les lieux hantés, les monstres… Encore une fois il est sorti de sa zone de confort mais Rage est tellement bien écrit, tellement prenant qu’on l’oublie vite et c’est, une fois de plus, un super roman du King !

Note : 18/20

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